Assemblée générale du laboratoire Lise

Motion de l'AG du Lise contre les projets de réformes en cours : Retraite et Loi de programmation pluriannuelle de la recherche

9 janvier 2020

Nous, membres du Lise, réunis en Assemblée générale le 09 janvier 2020 au Cnam Paris, dénonçons les projets de réformes en cours : Retraite et LPPR (Loi de programmation pluriannuelle de la recherche). C’est pourquoi nous soutenons le mouvement social et appelons au retrait de ces projets.

Le projet de loi sur les retraites organise un abaissement général des pensions de retraités et un accroissement des inégalités puisqu’il va pénaliser davantage les personnes ayant eu les carrières les plus précaires.

Nous nous associons à la motion de l’AG du laboratoire Max Weber qui s’oppose aux : « propositions des rapports préparatoires à la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) de 2020, dernier coup de boutoir de la politique de l’Enseignement supérieur et la recherche depuis 15 ans. En effet, nos laboratoires et universités [ou établissements] font face au plus grand plan social de leur histoire avec un effondrement des postes de titulaires de l’enseignement, de la recherche et de l’administration. Loin de proposer un plan massif de recrutement et la pérennisation des crédits de recherche, ces rapports et les premières annonces d’Emmanuel Macron à l’occasion des 80 ans du CNRS annoncent au contraire plus de mandarinat, plus de précarité, plus d’inégalités entre les établissements et les personnels ainsi que des conditions moins favorables à la réalisation de nos recherches : multiplication et création de nouveaux contrats précaires (dont des « CDI-chantier », pour le temps limité d’un projet), possibilité de recruter sans la qualification par le CNU, suppression de la référence aux 192 h. TD pour les enseignant·es-chercheu·ses, modulation de services obligatoire en fonction des besoins de chaque UFR [ou entité], fin du paiement des heures complémentaires, renforcement de la logique d’appels à projets comme mode unique de financement de la recherche et augmentation de la concurrence entre unités de recherche, etc. ».