Fabienne Berton

Fabienne Berton

Publications récentes

  • Berton F., (à paraître), « Quelle autonomie des parents de tout jeunes enfants dans les politiques de la parentalité ? » in Rist B. & Rouxel S., « Tous autonomes ? Autonomie, dépendance, interdépendance », Presses du Septentrion, Lille.
  • Berton F., Bureau M-C., Rist B., 2017, “Diversifying father figures or cultural models of father involvement in France today”, Special Issue: Social Policy, Feminism and the Decline of Patriarchal Fatherhood, Men and masculinities, Winter.
  • Berton F., 2017. « La transformation des parcours sociaux et la question de la porosité des sphères de la vie », Vie Sociale, CEDIAS n°18, août « Du projet au parcours ».
  • Berton F., 2016. « Les croyances des agents dans les théories économiques, probabilité ou norme ? ». Revue Idées économiques et sociales, n°183, p.13-22.

Fabienne Berton a rejoint le laboratoire LISE à sa création en 2004. Cette même année, elle a soutenu une Habilitation à Diriger les Recherches (HDR) à l’université de Paris 10-Nanterre sous la direction d'Olivier Favereau, où elle développe la nécessité méthodologique de concevoir les parcours individuels dans un cadre épistémologique qui permette de penser les actions individuelles sans renoncer aux déterminations sociales, a fortiori si les parcours professionnels sont analysés comme un « révélateur du fonctionnement du marché du travail ».
Depuis 2006, elle participe au nom du LISE à la construction de la cohorte ELFE (EquipPEX). Elle a enrichi en outre mon approche des parcours professionnels par l’analyse aussi bien quantitative que qualitative de différents types de ruptures dans les trajectoires. Des projets de recherche présents et passés s’inscrivent dans cette problématique.  Son intérêt pour les trajectoires, leurs bifurcations et leurs ruptures l’a amenée plus récemment à s’intéresser aux croyances en tant que motivation d’action.
 

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Bibliographie complète

Projets développés par Fabienne Berton

1) « La naissance : quels arbitrages travail/famille/modes de garde ? » (ANR VENIROMOND, 2011-2015, adossée à la cohorte ELFE). Partant de l’hypothèse que l’emploi des parents, la répartition des rôles familiaux et le choix des modes de garde ne forment pas des domaines indépendants les uns des autres, sont analysés les changements liés à la naissance d’un premier ou d’un nouvel enfant, cet évènement constituant pour le ou les parents une période importante de choix, souvent largement contraints par leurs conditions d’existence ;

2) « Etre parent face aux institutions : normes de parentalité et injonctions paradoxales dans l’action publique » (convention avec la CNAF, 2012-2015, adossée à la cohorte ELFE). A partir d’une conception de la norme qui se construit et se transforme dans un jeu d’articulation et de traduction, la pluralité des normes en présence et leurs interactions génèrent des contradictions. Le travail vise à mettre au jour les conflits de normes de parentalité tels qu’ils s’expriment dans différents types de familles dans leur relation avec des professionnels de l’action publique.

Parcours académique

Parcours académique

Après une thèse en sciences économiques consacrée à la formation professionnelle des jeunes et aux mesures de politique publique d’insertion professionnelle développées en leur direction durant les années 1970, soutenue en 1981 à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Xavier Greffe, Fabienne Berton a travaillé dans le privé, plus particulièrement dans une association sous tutelle du ministère du Travail (le Centre INFFO) chargée d’informer et de faire des études sur la formation permanente telle que conçue par la loi française de 1971.

Elle a rejoint le CEREQ (Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications) en 1989 pour travailler sur les politiques de formation des entreprises, leurs usages des mesures de formation professionnelles publiques, leur conception de « nouvelles » formes de formation. Arrivée au CNAM en 1993, elle s’est s’intéressée à la question de l’initiative individuelle en matière de formation dont le CNAM est emblématique.

À partir de la fin des années 1990, ses recherches se sont réorientées vers les trajectoires et les parcours individuels sur le marché du travail dans une approche institutionnaliste de ce marché et une conception d’un individu en interaction, temporellement, socialement et spatialement situé.